Projet d'achat et d'aménagement d'un camion cube 12 pieds avec mezzanine et invitation à rencontrer son promoteur, André Mosaiika*.
L'idée d'un REFUGE MOBILE germe dans la tête de notre homme de coeur depuis l'hiver passé.
Suite à ses deux années à côtoyer les sans-abris de Saint-Jérôme, à marcher avec eux à temps plein, il est fort de constater qu'il y a de grands manques au niveau de l'aide par temps glacial.
Des gens démunis se retrouvent rejetés de l'urgence de l'hôpital et même de la Hutte malgré la présence de haltes chaleurs, inconfortables (impossible de dormir assis).
Noter qu'à Saint-Jérôme il n'y a pas d'organismes ouverts le soir et la nuit pour dormir confortablement au chaud et en sécurité. Encore moins les fin de semaines!
Notre expérience de terrain nous ramène à l’essentiel : l'HUMANITÉ, l'EMPATHIE, la CONSTANCE et la COHÉRENCE et la capacité d’agir sur le terrain.
Le projet évolue, se précise, prend une forme plus concrète. Aujourd’hui, cette forme se nomme MiniBus Refuge, une coopérative de solidarité sociale pensée pour aller à la rencontre des personnes en situation de vulnérabilité, avec un véhicule adapté, une équipe engagée et une communauté qui choisit de ne pas détourner le regard.
À ce jour, il est question d'acquérir un premier camion cube d'une longueur de douze pieds incluant une mezzanine au dessus due la cabine.

MiniBus Refuge veut créer une présence qui se déplace vers les besoins.
L’idée de MiniBus Refuge part d’un constat vécu sur le terrain : plusieurs personnes ont besoin d’aide, mais ne se trouvent pas toujours au bon endroit, au bon moment, avec les bons moyens pour la recevoir.
Un local fixe peut être précieux. Un organisme établi peut changer des vies. Mais certaines réalités demandent aussi de la mobilité. Les personnes isolées, déplacées, en rupture, en attente ou simplement épuisées ne peuvent pas toujours se rendre vers les services. Le refuge mobile inverse le mouvement. Il se rend vers les lieux de rencontre, les quartiers, les secteurs visibles et les zones plus discrètes.
La coopérative de solidarité sociale MiniBus Refuge vise à devenir un outil collectif. Une coopérative, parce que le projet ne veut pas appartenir à une seule personne. Une coopérative de solidarité, parce qu’elle peut réunir plusieurs forces autour d’une même mission : des membres de soutien, des bénévoles, des partenaires, des personnes directement concernées et des citoyennes et citoyens qui veulent contribuer.
Cette structure correspond à l’esprit du projet. Elle permet de bâtir quelque chose de plus durable qu’une initiative ponctuelle. Elle donne un cadre pour accueillir l’aide, organiser les ressources, partager les responsabilités et garder le cap sur la mission sociale.
MiniBus Refuge n’est pas seulement un véhicule. C’est une présence mobile qui pourrait offrir, selon les moyens disponibles et les besoins réels du terrain :
un lieu d’accueil temporaire et sécurisant;
de la distribution de matériel de première nécessité;
un espace pour créer un premier lien humain;
de l’orientation vers d’autres ressources;
une présence régulière dans certains secteurs;
un soutien adapté aux réalités locales.
Le cœur du projet demeure simple : aller vers l’autre avec respect, sans jugement et avec des gestes concrets.
Les soupers au parc Labelle ont été mis en pause pour le moment.

Les soupers au parc Labelle ont porté quelque chose de beau. Ils ont permis des rencontres, des échanges et des moments d’humanité. Ils ont aussi rappelé que la nourriture est souvent une porte d’entrée vers bien plus qu’un repas. Autour d’une assiette, les conversations deviennent plus faciles. Les regards changent. La confiance commence à se bâtir.
Alors pourquoi les mettre de côté?
La réponse est simple, même si elle n’a pas été facile : pour concentrer nos énergies sur le financement du REFUGE MOBILE.
Organiser des soupers exige du temps, des déplacements, des achats, de la coordination, de la préparation, de la présence et du suivi. Chaque activité demande de l’attention avant, pendant et après. Quand une "petite équipe", dans ce cas-ci une seule personne, porte un grand projet, il faut parfois faire des choix stratégiques.
Mettre les soupers en pause ne signifie pas abandonner l’aide directe. Au contraire. Cela signifie que nous voulons préparer un outil capable de soutenir plus largement, plus souvent et avec plus de souplesse. Le financement est devenu une étape incontournable, parce que sans base matérielle solide, le refuge mobile ne peut pas prendre la route.
Il y a une différence entre répondre à l’urgence chaque semaine et construire un moyen de réponse plus durable. Les deux sont importants. Mais à ce moment précis, nous avons choisi de regrouper nos forces pour franchir une étape clé : l’acquisition et l’aménagement d’un véhicule.
Cette décision demande de la patience. Elle peut aussi susciter des questions. Nous les comprenons. Quand une activité visible s’arrête, on peut croire que le projet ralentit. En réalité, une partie importante du travail se déplace en coulisses : recherche de financement, préparation du modèle coopératif, définition des besoins du véhicule, planification de l’aménagement, réflexion sur la sécurité et mobilisation de la communauté.
Le parc Labelle reste dans notre histoire. Les soupers ont nourri le projet, au sens propre comme au sens humain. Ils ont confirmé que la présence de terrain compte. Maintenant, cette présence doit monter d’un niveau.
Le choix d’un camion cube 12 pi avec mezzanine répond à un besoin concret.
Le projet avance vers l’acquisition prévue d’un camion cube de 12 pi avec mezzanine. Ce choix n’est pas un détail technique. Il influence directement ce que MiniBus Refuge pourra faire sur le terrain.
Un camion cube de ce format offre un équilibre intéressant. Il reste assez compact pour circuler plus facilement en ville et dans différents secteurs, tout en offrant un volume utile pour transporter du matériel. La caisse arrière permet d’imaginer un aménagement simple, propre et fonctionnel. La mezzanine ajoute un avantage important : elle permet d’utiliser l’espace en hauteur pour ranger certains articles, dégager le plancher et mieux organiser les interventions.
Dans un projet comme celui-ci, l’espace doit servir la mission. Chaque bac, chaque tablette, chaque zone de rangement doit permettre de gagner du temps et de répondre avec calme. Un refuge mobile mal organisé peut vite devenir difficile à gérer. Un véhicule bien pensé, lui, peut devenir un vrai point d’appui.
L’expression Refuge mobile / Camion cube résume bien cette étape : un véhicule de travail transformé en outil de présence sociale.
Concrètement, l’aménagement pourrait permettre de transporter et de classer différents types de matériel :
couvertures, tuques, mitaines et bas chauds;
bouteilles d’eau et articles d’hygiène;
vêtements de dépannage;
denrées simples et faciles à distribuer;
trousses de premiers besoins;
matériel de rangement et de protection;
tables pliantes ou équipements légers pour les sorties.
La mezzanine pourrait servir à séparer ce qui doit rester accessible rapidement de ce qui peut être rangé plus haut. Cela évite de tout empiler au même endroit. Cela aide aussi les bénévoles à trouver ce qu’il faut sans perdre de temps.
Il ne s’agit pas de transformer le camion en solution miracle. Un véhicule, à lui seul, ne règle pas les causes profondes de la précarité. Mais il peut devenir un outil précieux pour créer un premier contact, offrir un répit, distribuer du matériel et orienter vers d’autres ressources. Parfois, le premier pas vers une aide plus grande commence par une présence fiable dans un stationnement, près d’un parc, dans un quartier ou sur un trajet connu.

Le financement est l’étape qui rend le projet possible.
Un projet social avance grâce à l’élan du cœur, mais il se réalise avec des moyens concrets. Le financement n’est pas la partie la plus visible ni la plus émouvante, mais il est essentiel.
Pour MiniBus Refuge, le financement doit soutenir plusieurs besoins liés au démarrage et à la mise en route. Il y a bien sûr l’acquisition du camion cube 12 pi. Il y a aussi les coûts nécessaires pour le rendre sécuritaire, fonctionnel et adapté à la mission. Selon l’état du véhicule choisi, il faudra prévoir de l’entretien, des ajustements, de l’équipement, du rangement, des assurances, de l’immatriculation et des fournitures de base.
Un refuge mobile doit être fiable. Quand une équipe annonce une présence, elle doit pouvoir se rendre sur place. Quand du matériel est collecté, il doit être entreposé correctement. Quand des personnes viennent à la rencontre du projet, elles doivent sentir que l’initiative est sérieuse, respectueuse et bien préparée.
C’est pourquoi la période actuelle est concentrée sur cette base. Nous voulons éviter de construire trop vite sur du fragile. Nous voulons prendre le temps de faire les choses correctement, avec les moyens disponibles, sans promettre plus que ce que nous pouvons tenir.
Le soutien peut prendre plusieurs formes. Il peut venir d’un don, d’un contact, d’un partage, d’un service, d’un coup de main, d’une expertise mécanique, d’un appui logistique ou d’une présence bénévole. Dans une communauté, l’aide ne se limite pas à l’argent. Mais à cette étape, les contributions financières jouent un rôle majeur, car elles permettent de passer de l’intention à l’acquisition.
Chaque contribution devient une pièce du véhicule à venir. Une personne aide à financer une partie du rangement. Une autre contribue à l’équipement de base. Une autre encore permet de couvrir un coût administratif. Ensemble, ces gestes forment une structure.
Une coopérative de solidarité sociale repose sur la confiance.
La création de MiniBus Refuge comme coopérative de solidarité sociale porte une vision plus large que l’achat d’un camion. Elle place la communauté au centre du projet.
Une coopérative de solidarité permet de reconnaître que plusieurs types de personnes peuvent soutenir une même mission. Certaines personnes donneront du temps. D’autres offriront des ressources. D’autres aideront à faire connaître le projet. Certaines apporteront leur expérience du terrain. D’autres possèdent des compétences pratiques : mécanique, organisation, collecte, accompagnement, cuisine, présence relationnelle, transport, entretien.
Cette diversité est une force. Elle évite que le projet dépende d’un seul type d’aide. Elle crée aussi un sentiment d’appartenance. MiniBus Refuge peut devenir un espace où les gens ne se demandent pas seulement quoi donner, mais comment participer.
La confiance se bâtit dans la clarté. C’est pourquoi il est important de dire où nous en sommes :
le projet de refuge mobile est toujours vivant;
les soupers au parc Labelle sont en pause pour concentrer les efforts;
l’objectif actuel est de réunir les moyens nécessaires pour acquérir un camion cube 12 pi avec mezzanine;
la structure coopérative vise à soutenir une action sociale durable;
la communauté est invitée à soutenir le projet et à venir nous rencontrer.
Ce sont des étapes modestes, mais réelles. Un projet humain ne grandit pas seulement par annonces spectaculaires. Il grandit par choix cohérents, par rencontres, par fidélité et par persévérance.
Venir nous rencontrer fait partie du projet.
Le refuge mobile parle de mouvement, mais il parle aussi de relation. On ne bâtit pas une initiative de solidarité uniquement à distance. Il faut se voir, échanger, poser des questions, entendre les préoccupations, accueillir les idées et sentir l’élan collectif.
C’est pourquoi nous lançons une invitation simple : venez nous rencontrer.
Si le projet vous interpelle, si vous avez envie de comprendre où il s’en va, si vous voulez offrir un coup de main ou simplement discuter, votre présence compte. La rencontre permet de transformer un intérêt en engagement. Elle permet aussi de vérifier si le projet résonne avec vos valeurs et vos possibilités.
Soutenir MiniBus Refuge peut commencer par un geste très simple :
parler du projet à une personne de confiance;
proposer un contact utile;
offrir du matériel pertinent et en bon état;
contribuer au financement;
donner du temps lorsque des besoins seront annoncés;
venir échanger avec l’équipe;
suivre l’évolution du projet et rester présent.
Toute aide doit respecter la mission et les besoins réels du terrain. Un bon don n’est pas seulement un objet disponible. C’est un objet utile, propre, sécuritaire et facile à distribuer. Un bon engagement n’est pas seulement une intention généreuse. C’est une présence qui peut s’inscrire dans la durée, même modestement.
Le projet a besoin de personnes qui croient à la force des petits gestes organisés. Il a besoin de gens qui comprennent que la solidarité n’est pas toujours spectaculaire. Parfois, elle ressemble à des bacs bien rangés dans un camion. Parfois, elle ressemble à une main tendue au bon moment. Parfois, elle ressemble à une communauté qui décide que personne ne devrait être invisible.

Ce que nous voulons construire ensemble.
Le REFUGE MOBILE n’est pas seulement une réponse à un besoin matériel. C’est une manière de dire que la présence compte. C’est une façon d’aller vers les personnes sans attendre que tout soit parfait. C’est aussi une invitation à bâtir patiemment une ressource qui pourra servir là où elle sera la plus utile.
MiniBus Refuge représente cette prochaine étape. La coopérative de solidarité sociale donnera un cadre. Le camion cube 12 pi avec mezzanine donnera un outil. Le financement donnera l’élan. La communauté donnera la force.
Nous avons mis les soupers au parc Labelle en pause non pas parce que la mission s’éteint, mais parce qu’elle demande maintenant une fondation plus solide. Le prochain repas, la prochaine rencontre, le prochain geste d’aide pourront avoir encore plus de portée si nous réussissons ensemble à mettre le refuge mobile sur la route.
Si ce projet vous parle, c’est le bon moment pour agir. Soutenez le financement du camion. Faites connaître MiniBus Refuge. Venez nous rencontrer. Posez vos questions. Offrez vos idées. Joignez votre énergie à celle des personnes qui veulent voir ce refuge mobile devenir une réalité.
Chaque pas compte. Chaque rencontre compte. Et bientôt, avec l’appui de la communauté, ce projet pourra faire ce pour quoi il a été imaginé depuis le début : se déplacer vers les personnes qui ont besoin d’une présence humaine, concrète et digne.



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